How Dimitri Nemegaire Is Making Kata Clearer for the Next Generation - Image: EJU / European Judo Union

Comment Dimitri Nemegaire rend le kata plus clair pour la nouvelle génération

Le Belge Dimitri Nemegaire évolue dans le judo depuis des années, mais sa mission actuelle ne consiste pas à courir après les médailles. Il s’agit d’aider le kata à être vu, compris et jugé avec le respect qu’il mérite.

Nemegaire a commencé dans cette discipline à 15 ans, après avoir obtenu tôt son 1er Dan. Comme beaucoup de judokas, il s’est d’abord davantage tourné vers le shiai, mais le kata est vite devenu central dans sa vie. À l’approche des Championnats d’Europe de Judo Kata 2026 à Sarajevo, il a décrit ce basculement comme le moment où il a commencé à apprécier pleinement la précision de la discipline.

Son histoire ne s’est pas arrêtée lorsque ses années de compétition ont pris fin. Nemegaire a expliqué avoir vécu cette période pleinement, avec toute l’intensité qu’implique la compétition, avant de revenir au kata dans un autre rôle. La transmission du savoir et l’approfondissement de sa compréhension l’y ont ramené, cette fois avec une vision plus large de la manière dont la discipline pouvait évoluer.

Une figure essentielle dans ce parcours a été le regretté Michel Kozlowski, pionnier belge du kata. Nemegaire parle de lui avec une véritable admiration, non seulement comme d’un mentor, mais aussi comme d’un visionnaire qui a contribué à façonner le développement du kata en Europe. Ensemble, ils ont œuvré pour faire avancer la pratique et lui donner davantage de structure et de reconnaissance, et Nemegaire affirme qu’il reste attaché à faire vivre cet héritage.

Pour Nemegaire, le kata n’est pas une voie secondaire du judo, mais une part de son cœur même.

Aujourd’hui, ce travail se poursuit dans l’un des domaines les plus exigeants de ce sport : l’arbitrage. Nemegaire est responsable des juges kata en Belgique, avec un accent particulier sur les officiels qui évaluent les prestations. Son objectif est clair : impartialité, rigueur technique et solide formation des juges, afin que le niveau d’évaluation soit à la hauteur de l’engagement montré par les athlètes sur le tatami.

Cette responsabilité l’a aussi poussé, avec ses collègues, vers l’innovation. Ils ont contribué à créer des outils destinés à moderniser la manière dont le kata est noté, analysé et enseigné. Parmi eux figurent des systèmes de notation en direct, des plateformes de retour pour les athlètes et des programmes de formation pour les futurs juges.

L’objectif de ces systèmes est simple, mais important. Le kata peut être difficile à lire pour le grand public, surtout lorsque les notes ne sont pas immédiatement évidentes. Nemegaire veut une évaluation plus claire, plus juste et plus transparente, afin que chacun puisse mieux comprendre ce qu’il regarde et pourquoi les notes comptent.

Cet effort pourrait compter pour l’avenir du kata en Europe. Rendre la discipline plus accessible peut aider de nouveaux publics à se connecter à sa beauté, à son timing et à sa profondeur technique. Pour Nemegaire, cet attrait ne tient pas seulement à l’exécution parfaite, mais aussi à l’expérience partagée entre les personnes qui se consacrent à cette facette du judo.

Il a également cité Giovanni et Angelica Tarabelli, champions d’Europe en titre du Ju no Kata et leaders du classement mondial, comme des exemples de la discipline à son meilleur niveau. À ses yeux, ils représentent l’esprit du judo par leur bienveillance, une maîtrise construite au fil du temps et leur précision.

Il recherche plus de clarté dans l’évaluation sans perdre l’âme du kata.

Alors que Sarajevo accueillera les Championnats d’Europe de Kata 2026 du 16 au 17 mai, Nemegaire attend le type de prestations qui laissent une impression durable. Pas seulement des routines soignées, mais ces rares moments qui font s’arrêter toute une arène et ressentir la profondeur du judo.

Pour lui, c’est là que le kata frappe encore le plus fort.

Source: EJU.net

Source image: EJU / European Judo Union

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