Le Kodokan Goshin-jutsu, les principes du judo au service de la défense moderne
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Le Kodokan Goshin-jutsu est un kata de judo conçu pour étudier la défense personnelle à travers les principes de vigilance, de maîtrise et de réponse efficace. Institué en janvier 1956, il a élargi le champ des kata traditionnels à des situations jugées plus proches de la vie moderne.
Sa création rappelle aussi une dimension essentielle de l’identité du judo : cette discipline n’est pas figée. Jigoro Kano Shihan est mort en 1938, dix-huit ans avant l’élaboration du Kodokan Goshin-jutsu. Le kata est pourtant resté fidèle aux principes éducatifs qu’il avait établis, tout en adaptant son étude à l’évolution des circonstances.
Le Kodokan Goshin-jutsu comprend 21 techniques debout réparties en deux parties. Toshu-no-bu, la section à mains nues, aborde des saisies telles que Ryote-dori, hidari-eri-dori, migi-eri-dori, kata-ude-dori, ushiro-eri-dori, ushiro-jime et kakae-dori. Elle comprend également des attaques à distance : Naname-uchi, ago-tsuki, ganmen-tsuki, mae-geri et yoko-geri.
Buki-no-bu est consacré aux réponses face aux armes. Le kata propose Tsukkake, choku-tsuki et naname-tsuki contre un poignard ; Furi-age, furi-oroshi et morote-tsuki contre un bâton ; ainsi que Shomen-zuke, koshi-gamae et haimen-zuke contre un pistolet.
Le Kodokan Goshin-jutsu étudie la réponse à l’agression, mais place la retenue et la responsabilité au centre de sa pratique.
Ce kata n’est pas un guide mécanique de l’affrontement hors du dojo. Il se pratique dans un cadre codifié et respectueux, où tori et uke travaillent à partir d’attaques et de réponses définies. L’objectif est de développer le discernement autant que la technique.
tori doit identifier la distance, le moment, la direction et l’intention d’uke avant d’agir. Cela exige calme et précision, particulièrement lorsque l’attaque implique une arme. La réponse idéale repose sur une efficacité maximale, tout en réduisant le risque autant que possible.
Par rapport au Kime-no-kata, le Kodokan Goshin-jutsu adopte une approche plus contemporaine des attaques étudiées. L’intégration du bâton et du pistolet élargit l’éventail des situations, tandis que la relation traditionnelle entre tori et uke, comme l’exigence de précision, demeure inchangée.
Comme les autres kata, son intérêt dépasse le judo de compétition. Par le mouvement, le déséquilibre, les projections, les contrôles articulaires, les frappes et les esquives, il explore l’observation, la prévention et la prise de décision. Le Kodokan Goshin-jutsu montre comment les principes du judo peuvent rester ancrés dans le présent sans renoncer à leurs racines.
Source: IJF.org
Crédit image: IJF / International Judo Federation