A judoka in blue throws an opponent in yellow on a competition tatami, with spectators and national flags behind them.

Mehdiyev retrouve l’or mondial chez les vétérans

À Sarajevo, l’Azerbaïdjanais Mammadali Mehdiyev a marqué les Championnats du monde vétérans en décrochant le titre mondial M1 à 33 ans. Son succès rappelle pourquoi d’anciens judokas de haut niveau reviennent sur la scène internationale : l’envie de se tester ne disparaît pas simplement.

Mehdiyev est arrivé avec un remarquable palmarès chez les seniors. Médaillé de bronze mondial juniors en 2013, il a remporté douze médailles en Grand Slam, dont deux en or, ainsi que neuf médailles en Grand Prix, avec deux titres à la clé. Il a également participé à deux Jeux olympiques. À Sarajevo, cette expérience l’a aidé à renouer avec l’or mondial, à une autre étape de son parcours dans le judo.

Le judo vétérans ne s’adresse toutefois pas uniquement aux athlètes au riche vécu international. De nombreux compétiteurs ont construit de solides carrières au niveau national et restent liés à leur sport par l’entraînement, les randori et la compétition. Pour eux, participer à un championnat du monde relève d’un choix personnel : se préparer, assumer ce défi et se confronter de nouveau sur le tatami.

La compétition vétérans permet de faire vivre le défi du judo après une carrière chez les seniors.

L’épreuve possède aussi une dimension d’apprentissage. Un combat mesure avec sincérité ce qu’un judoka a appris, ce qui fonctionne encore et les domaines dans lesquels il peut progresser. L’âge n’interrompt pas ce processus. La compétition vétérans offre aux athlètes un cadre pour continuer à apprendre tout en retrouvant l’intensité de l’opposition.

Pour certains, l’objectif se résume à un nombre précis de titres. Le Géorgien Alexsi Davitashvili est venu à Sarajevo en quête d’une dixième couronne mondiale. Pour d’autres, la réussite est plus intime : monter sur le tatami, donner le meilleur de soi-même et partager ce moment avec la grande communauté du judo.

Les risques inhérents au sport demeurent, mais les compétiteurs présents à Sarajevo avaient choisi d’y être et s’étaient préparés pour l’occasion. Des services médicaux et des procédures de sécurité étaient en place, tandis que les athlètes cultivaient le mouvement, la discipline ainsi que les bénéfices physiques et mentaux d’une vie active.

Au-delà des médailles, ces championnats réunissent aussi d’anciens adversaires et des amis. L’esprit de compétition reste intact, tout comme les échanges loin du tatami et le lien partagé avec le judo. L’or de Mehdiyev a été l’un des résultats marquants, mais Sarajevo a surtout mis en lumière une réalité plus large : pour beaucoup de judokas, le désir de combattre, de progresser et d’appartenir à cette communauté ne s’efface jamais vraiment.

Source: IJF.org

Crédit image: IJF / International Judo Federation

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