Le séminaire de Sarajevo place l’apprentissage des Kodokan Kata au cœur du judo européen
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Sarajevo a ouvert, le 18 mai, trois journées d’étude ciblées, alors que le séminaire EJU Kodokan Kata 2026 réunissait des judokas venus de toute l’Europe pour un travail intensif autour des Kodokan Kata. Avec 60 participants et 10 entraîneurs sur le tatami, l’ouverture s’est distinguée par une véritable énergie et un objectif clair autour du développement technique.
L’événement a débuté par une allocution du président de l’EJU, le Dr Tóth László, qui a présenté le séminaire comme faisant partie de la mission éducative plus large du judo. Il a félicité la vice-présidente de l’EJU chargée de l’éducation, Kristiina Pekkola, ainsi que la Commission Kata de l’EJU pour leur travail au cours des quatre dernières années, affirmant que les résultats de ces efforts sont désormais visibles.
Son message allait au-delà du cérémonial. Le Dr Tóth a décrit le judo comme un parcours d’apprentissage tout au long de la vie et a rappelé à toutes les personnes présentes que chaque judoka, quel que soit son âge, son grade ou son rôle, représente aussi ce sport. Dans ce contexte, le kata a été présenté non seulement comme un moyen de préserver l’héritage, mais aussi comme une voie pouvant aider les jeunes générations à rester liées au judo plus longtemps.
À Sarajevo, le kata a été présenté à la fois comme mémoire et comme avenir.
La dimension européenne du séminaire sautait aux yeux. Des judokas de différents pays se sont retrouvés avec une même volonté de progresser, un point également souligné par Pekkola, qui a parlé avec chaleur du fait de voir des personnes de tous âges et de tous horizons s’entraîner avec un tel engagement.
Le programme de cette année est dirigé par les experts du Kodokan Yoshiharu Makishi et Kenichi Shohida. Leur rôle donne au séminaire une base technique et culturelle solide, avec des séances conçues non seulement pour affiner les mouvements, mais aussi pour approfondir la compréhension des principes qui sous-tendent les Kodokan Kata.
Makishi, présent tout au long du tournoi à Sarajevo, a déclaré avoir été impressionné à la fois par le niveau et par la variété des kata présentés. Il a décrit le kata comme quelque chose de bien plus profond que la simple répétition de techniques, comme un lieu où l’histoire, la philosophie et l’esprit du judo continuent de vivre. Il a également évoqué la croissance des Championnats d’Europe de Kata, en soulignant l’augmentation du nombre de nations, de couples et de catégories, et a mis en avant l’importance de voir le kata devenir plus accessible, y compris pour les judokas adaptés et les judokas en situation de handicap.
Cette idée de lien s’étendait aussi au-delà du tatami. Parmi les invités à Sarajevo figurait l’ambassadeur du Japon en Bosnie-Herzégovine, Son Excellence M. Toshihiro Aiki, qui a assisté aux démonstrations et a évoqué le judo comme faisant partie de la philosophie et de l’identité culturelle du Japon. Il a déclaré que c’était un honneur de voir les Championnats d’Europe de Kata adoptés en Bosnie-Herzégovine et dans toute l’Europe, en particulier lors d’une année marquant les 30 ans de relations diplomatiques entre le Japon et la Bosnie-Herzégovine.
De retour sur le tapis, la première séance technique était centrée sur le Koshiki-no-Kata, l’un des kata les plus significatifs sur le plan historique et les plus exigeants du programme du Kodokan. Sous la direction des experts du Kodokan, les participants ont étudié ses origines, ses principes et sa place dans le judo moderne.
Au cours des prochains jours, le séminaire se poursuivra avec d’autres séances consacrées aux Kodokan Kata. Pour toutes les personnes impliquées, Sarajevo n’accueille pas simplement un événement de plus. La ville offre un véritable espace d’apprentissage, de préservation de la tradition et de renforcement des fondations techniques du judo européen.
Source: EJU.net
Source image: EJU / European Judo Union