À Tbilissi, la journée d’ouverture change de visage — et l’Europe veut imposer son rythme

Le Grand Slam de Tbilissi démarre avec un vide difficile à ignorer : Eteri Liparteliani, championne du monde, n’est pas engagée cette année. Après l’or géorgien dès le premier jour la saison passée, l’attention se déplace logiquement vers Temur Nozadze en U66kg, déjà vainqueur à Tbilissi en 2021 et 2022, et finaliste l’an dernier. L’ambiance promet d’être brûlante, mais le scénario semble beaucoup plus ouvert.

Le vendredi 20 mars lance les hostilités avec les catégories féminines U48kg, U52kg et U57kg, ainsi que les masculines U60kg et U66kg. Et dans ce programme, les Européens arrivent avec de vraies ambitions : têtes de série, palmarès, et une capacité à faire basculer la journée dès les premiers tours.

En U60kg masculine, Michel Augusto se présente en numéro un mondial, mais avec quelque chose à prouver après un tournoi sans podium à Paris et une septième place à Tachkent. Côté Europe, le Belge Jorre Verstraeten reste une menace évidente : ancien vainqueur en Grand Slam, il a l’expérience des tableaux piégeux et des combats serrés.

La U66kg, avec 37 combattants, ressemble à un test grandeur nature. Le Finlandais Luukas Saha est tête de série, porté par sa médaille de bronze aux championnats du monde 2024 et sa progression sur le circuit. L’Espagnol David García Torne possède une vraie référence en Grand Slam, tandis que le public géorgien attend surtout que Nozadze rallume l’étincelle.

L’Europe arrive avec des candidats crédibles dans plusieurs catégories clés.

Chez les femmes, la U48kg peut devenir un moment fort grâce à la Suédoise Tara Babulfath, dont la trajectoire impressionne déjà : bronze olympique à Paris 2024, bronze mondial à Abu Dhabi la même année, et victoire en Grand Slam à Bakou. En U52kg, la Hongroise Reka Pupp apporte une solidité rare, nourrie par trois participations olympiques et une collection de médailles en Grand Slam. En U57kg, l’Europe a encore des cartes fortes avec la Croate Ana Viktorija Puljiz, la Serbe Marica Perišić et la Française Martha Fawaz, en confiance après un récent podium.

À Tbilissi, une seule action nette peut changer toute une catégorie.

La promesse de cette première journée tient en quelques mots : intensité immédiate, public exigeant, et lutte d’influence entre les favoris locaux et une Europe très présente. Reste à voir si Nozadze pourra offrir le moment que la salle attend — ou si les Européens s’inviteront dès l’ouverture au centre de la scène.

Source: JudoInside

Retour au blog