Lytvynenko offre aux Émirats arabes unis leur premier or mondial
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Yelyzaveta Lytvynenko a marqué l’histoire du judo des Émirats arabes unis à Bakou. En -78 kg, elle a décroché la toute première médaille d’or du pays aux championnats du monde en battant la Française Kaila Issoufi lors d’une finale réglée en deux actions décisives.
Issoufi a bien entamé le combat, maîtrisant l’allonge et la présence physique de Lytvynenko. Durant les deux premières minutes, la Française est restée calme et n’a pas laissé à son adversaire d’ouverture nette.
La situation a basculé sur une attaque d’Issoufi insuffisamment préparée. Lytvynenko a réagi instantanément par une combinaison conclue en Ko-uchi-gari pour Waza-ari. Une première différence dans une finale très disputée.
La tâche s’est ensuite compliquée pour Issoufi, sous la pression constante de Lytvynenko. Dans un nouvel échange exigeant, une hésitation de la Française a offert à son adversaire la position recherchée. Lytvynenko a alors enchaîné avec un Uchi-mata pour un second Waza-ari, synonyme de médaille d’or.
Les deux Waza-ari de Lytvynenko ont offert aux Émirats arabes unis un résultat historique.
Après la finale, Lytvynenko a dit avoir eu besoin de temps pour réaliser son exploit après une journée de combats éprouvante. Elle a également souligné le soutien de son équipe et de sa famille à Bakou.
Issoufi repart avec l’argent et devient la première finaliste française de ces championnats. Son parcours jusqu’en finale assure un résultat majeur à l’équipe de France, même si les attaques décisives de Lytvynenko ont finalement fait la différence dans le combat pour le titre.
Les combats pour le bronze ont aussi livré des performances remarquées. La Japonaise Kurena Ikeda a battu la Portugaise Patricia Sampaio grâce à un Tomoe-nage marqué Yuko. Contrainte de courir après le score, Sampaio a peiné à construire des attaques efficaces face à la défense active d’Ikeda. La Portugaise termine cinquième.
L’Allemande Anna Monta Olek a pris l’autre médaille de bronze face à la Néerlandaise Yael Van Heemst. Présentée comme la numéro un mondiale et l’une des favorites, Olek a patienté avant de prendre le contrôle du combat à mi-parcours. Elle a projeté Van Heemst avec Tsuri-goshi pour Waza-ari, puis a conclu avec Kesa-gatame pour un second Waza-ari.
Olek a assuré la place de l’Allemagne sur le podium avec une séquence projection-immobilisation.
Le podium des -78 kg à Bakou place ainsi Lytvynenko au sommet pour les Émirats arabes unis, Issoufi en argent pour la France, et Ikeda et Olek en bronze. Pour Lytvynenko, ce résultat représente surtout la première médaille d’or mondiale du judo des Émirats arabes unis.
Source: IJF.org
Crédit image: IJF / International Judo Federation